Visuel principal : image extraite du WEN-JIN《問津》
TRAJECTOIRES D’ASIE
PROGRAMME DE COURTS MÉTRAGES
IDENTITÉ · MÉMOIRE · DÉPLACEMENT · TRANSMISSION
Trois films, trois territoires, trois manières d’interroger ce qui nous relie à un lieu, à une famille et à une histoire.
De la scène drag underground de Hong Kong aux archives d’une famille chinoise dispersée entre Singapour, Hong Kong et le Canada, jusqu’à la rencontre inattendue entre deux survivants au Japon, Trajectoires d’Asie explore différentes formes de déplacement — géographiques, intimes ou héritées.
À travers le documentaire, l’archive et la fiction, ces trois films racontent des individus qui cherchent leur place entre plusieurs identités, plusieurs mémoires et plusieurs générations.
SÉANCE
DIMANCHE 15 NOVEMBRE 2026 · 14H20
Cinéma Saint-André des Arts
30 rue Saint-André-des-Arts, 75006 Paris
Projection suivie d’une rencontre avec les réalisateurs.
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DOCUMENTAIRE PERFORMATIF · ARCHIVES · MÉMOIRE FAMILIALE
Tout commence par une recherche sur Google.
Sept ans plus tôt, le cinéaste Roy Tsai découvre par hasard Blood and Tears of the Overseas Chinese, un film réalisé après la Seconde Guerre mondiale par un grand-père qu’il n’a jamais connu. Produit à Singapour et considéré comme l’un des premiers films sino-malaisiens de l’après-guerre, le film avait disparu de la mémoire de sa propre famille à Hong Kong avant de réapparaître grâce à sa restauration numérique.
À partir de cette découverte, Wen-jin devient une enquête à la fois cinématographique et familiale. En tentant de ramener ce film oublié au sein de sa famille, Tsai retrouve les deux familles de son grand-père, confronte leurs souvenirs contradictoires et découvre les silences qui entourent cet héritage.
Entre archives publiques et mémoire privée, le film interroge ce que signifie restaurer une œuvre lorsque ceux qui en héritent n’en partagent ni la même histoire ni le même regard.
De Singapour à Hong Kong, jusqu’à la vie actuelle du réalisateur au Canada, Wen-jin fait ainsi circuler une histoire familiale à travers les générations et les migrations. Le cinéma devient à la fois une trace, une question et une manière de demander ce que nous choisissons de transmettre.
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DRAME · MÉMOIRE · TRAUMA
À Tokyo, Yamamoto Fumiko, 82 ans, survivante du bombardement d’Hiroshima, vit seule au milieu d’une ville dont elle semble peu à peu coupée.
Un jour, elle reçoit l’appel commercial de Sato Yoshitaka. Ce qui devait être une conversation banale se transforme progressivement en un échange inattendu entre deux inconnus.
Yoshitaka porte lui aussi les traces d’une catastrophe : le traumatisme de Fukushima, la perte de son frère et les séquelles psychologiques qui continuent de façonner sa vie. Face à lui, Fumiko commence à évoquer des souvenirs d’Hiroshima qu’elle a longtemps gardés pour elle.
Séparés par l’âge et par deux blessures différentes de l’histoire japonaise, ils découvrent pourtant une expérience commune : la solitude de ceux qui ont survécu et la difficulté de trouver quelqu’un prêt à écouter.
À travers une simple conversation téléphonique, Talk to Me relie Hiroshima et Fukushima sans chercher à les confondre. Le film s’intéresse plutôt à ce que les catastrophes laissent derrière elles : la mémoire, le silence, le sentiment d’être déplacé au sein même de son propre pays.
Ici, le déplacement n’est pas nécessairement géographique. Il peut être intérieur : se sentir étranger dans une ville familière, perdu dans sa propre mémoire ou oublié par la société.
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DOCUMENTAIRE · PORTRAIT · QUEER
Pan mène deux vies.
Le jour, il est le fils d’une famille hongkongaise traditionnelle. La nuit, il devient Pansze Diva, drag queen flamboyante de la scène underground de Hong Kong.
C’est pourtant loin de Hong Kong que cette transformation commence. Lors de son premier séjour à l’étranger, en Irlande, Pan fait son coming out pendant la Pride de Dublin. Sa mère, restée à Hong Kong, ne peut alors assister à ce moment qu’à distance. Dans les espaces queer de son nouveau pays, Pan découvre l’art du drag avant de revenir à Hong Kong et de créer à son tour son propre personnage.
Entre affirmation de soi, performance et désir d’être accepté par sa famille, Hong Kong Heels dresse le portrait intime d’un homme qui tente de faire coexister ses différentes identités.
Lorsqu’un décès bouleverse sa famille, la question prend une nouvelle dimension : que reste-t-il à dire lorsque le temps pour être compris devient soudain plus court ?
Visuels : courtoisie du distributeur.
La billetterie seront dévoilés prochainement.
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La billetterie seront dévoilés prochainement. *
RENCONTRE AVEC LES RÉALISATEURS
Après la projection, les réalisateurs du programme Trajectoires d’Asie échangeront autour de leurs films et des thèmes qui les relient : identité, mémoire, famille, déplacement et transmission.
Avec Elias Fritz et Carlos Laux y Silió (Hong Kong Heels), Roy Tsai (Wen-jin) et Jimmy Ming Shum (Talk to Me).
À travers trois histoires très différentes, la rencontre interrogera la manière dont le cinéma peut faire circuler les récits entre les générations, les territoires et les expériences, tout en donnant une voix à celles et ceux qui vivent entre plusieurs appartenances.
Présence des intervenants sous réserve de confirmation et de modification.
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